Dictionnaire superflu… [Pierre Desproges]
Directeur
n.m., du latin di, la première porte, et rectus, à droite. Depuis l’aurore de l’humanité, et jusqu’à la semaine prochaine si les troupes du pacte de Varsovie ne se foutent pas sur la gueule avec celles de l’OTAN, le mot “directeur” a toujours désigné un personnage important. Alors qu’une blanche vaut deux noires, un directeur vaut douze Berrichons au moins.
On ne dit pas “un petit directeur”, on dit “un chef de rayon”. On ne dit pas “un grand directeur”, on dit un “chef de diamètre”. Il y a en moyenne beaucoup plus de directeurs dans une administration que dans un orchestre de jazz.
Le féminin de “directeur” est “la femme du directeur”.
Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis [Pierre DESPROGES, 1985, extrait]
LENTEMENT ET EN POINTILLÉS [31 MARS 2008]
Hum hum… Me voilà revenue, lentement, en pointillés… je repartirai, je reviendrai, je n'y suis pour rien, je ne suis plus vraiment maître de tout ça et tout ça c'est justement pour me retrouver (comprendra qui pourra). Mais je sais une chose : ce monde que l'on dit “virtuel”, inhumain”, m'a été indispensable pour ne pas sombrer tout à fait.
Alors MERCI les blogueurs et visiteurs de passage qui sont restés obstinément dans le coin ! Je laisse quand même le poème de Baudelaire, envoyé par Zakaera, pile au bon moment.
“Pour soulever un poids si lourd
Sisyphe, il faudrait ton courage
Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage
L'art est long et le temps est court”
Baudelaire
Sans titre - 15 mars 2008
Bonjour tout le monde, Suite à un petit accident de vie, je suis partie quelques temps sur une autre planète. Le blog restera quelque peu inerte, sauf les quelques fois où je rendrai une petite visite à mes amis les terriens…
Je vous embrasse et espère que quand je reviendrai plus définitivement, vous m'aurez gardé une place dans vos vies virtuelles.
Pour vous faire cogiter en attendant, je copie ici un message envoyé par Zakaera (un blog,un site? non Ludmilla, ne me dis pas que c'est ENCORE un de tes pseudos!), un poème que je ne connaissais pas où que j'avais oublié, et que je trouve fabuleux :Pour soulever un poids si lourd
Sisyphe, il faudrait ton courage
Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage
L'art est long et le temps est court”
Baudelaire